Résultats de la consultation publique du ministère de l'égalité entre les femmes et les hommes

La ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes : Taina Bofferding, a présenté les résultats de l'étude au cours d'une conférence de presse le 18 juillet dernier. (photo: Editpress/Fabrizio Pizzolante)

 

Le Ministère de l'Egalité entre les femmes et les hommes a lancé mi-juin 2019 et jusqu'à début juillet un appel aux résidents ainsi qu’à toutes les personnes actives sur le marché de l’emploi luxembourgeois à donner leur avis sur des questions d’égalité des genres.

 

Cette consultation publique qui a rencontré une « forte participation » dont s’est réjouie la ministre du ressort, Taina Bofferding. « On a fait des progrès, mais il y a encore du chemin à faire. » Près de 1 800 personnes ont ainsi répondu au questionnaire en ligne comportant une dizaine de questions et ouvert aux résidents et aux frontaliers. Les femmes ont été les plus nombreuses à y répondre (1 043 femmes contre 624 hommes). « Les réponses nous montrent qu’il y a une prise de conscience générale. La sensibilisation, l’information ainsi que l’accompagnement dès le plus jeune âge et à tous les niveaux sont privilégiés. Mais, surtout, nous avons besoin d’un engagement fort des femmes et des hommes pour atteindre un meilleur vivre ensemble. L’égalité ne concerne pas qu’une moitié de la population », a souligné la ministre.

 

Les résultats

La grande majorité des participants de cette enquête (67 %) estime ainsi qu’il reste du chemin à parcourir pour vaincre le fléau de l’inégalité entre les sexes. Notamment en ce qui concerne « l’exposition à la violence, le harcèlement et les abus », priorité absolue numéro un pour les deux sexes, qui plébiscitent cette lutte à 71 % (74 % pour les femmes, 61 % pour les hommes).

Si 61% des sondées femmes sont d’avis que clichés et stéréotypes sont particulièrement présents dans leurs vies professionnelles, seuls 38% des participants hommes sont du même avis. « Ces écarts montrent à quel point les hommes ne vivent pas la même réalité qu’une femme», constate Taina Bofferding. « Nous avons pourtant besoin d’eux et de leur contribution pour atteindre nos objectifs d’une réalité égalitaire pour tous ».

 

La sensibilisation et l’information demeurent les moyens privilégiés pour casser les clichés et les stéréotypes de genre à l’origine de toutes ces inégalités. Les participants à la consultation publique suggèrent d’ailleurs que « revoir le contenu des cours », « mettre plus en avant des femmes et des hommes ayant des parcours qui vont à l’encontre des clichés » et « miser sur des programmes de sensibilisation » restent les moyens les plus appropriés pour changer les choses.

Toutes ces réponses vont permettre d’élaborer le nouveau Plan d’action national à l’égalité (« PAN Égalité »), prévu pour la fin d’année, de même que celles des différents partenaires sociaux, organisations et institutions auprès desquels le ministère a également pris avis (le Parlement des jeunes, le Conseil national des femmes, le comité interministériel à l’égalité, etc.).

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